Cette année, nous avons été ravis d’accueillir huit nouvelles têtes au sein de notre comité. Ils viennent remplacer certains de leurs aînés que nous ne manquerons pas de remercier.

Bienvenue à Kim, Méghane, Justine, Charlotte, Isabelle, Fanny, Morgan et Jonathan. Un tout grand merci à Cindy, Charlotte, Natacha, Fred, Chon et Christophe pour le temps, l’énergie et le dévouement qu’ils ont apportés durant leurs années « saltimbanquestes » pour permettre au groupe de continuer à évoluer.

Tous les six, mais aussi tous ceux qui ont eu la chance de participer un jour à cette belle expérience que représente les Saltimbanques, savent qu’ils seront toujours chaleureusement reçus lors de nos différentes activités. « Saltimbanque un jour, Saltimbanque toujours ! ».

Depuis maintenant trois ans nous organisons un tournoi de kicker géant le 21 juillet, sans oublier notre devenu traditionnel souper raclette en novembre.

Vous êtes bien sûr toutes et tous conviés à nous rejoindre autour d’un petit godet et festoyer à nos côtés lors des différents grands feux de l’entité, lors du cortège de la pentecôte à Honnay et enfin en ce merveilleux deuxième week-end de mars où nous allons dignement fêter le 30e carnaval de Wellin !

Pour cette occasion, nous vous avons préparé un apéritif « peketillant » digne de l’évènement. Ne manquez pas l’occasion de vous requinquer et/ou bien démarrer la journée du samedi avec ce rendez-vous sur la Grand Place dès 11 heures.

Le dimanche, tandis que notre géant Jacky revêtira à nouveau son plus beau costume pour parader lors du cortège, nos bénévoles seront heureux de vous accueillir à la guinguette aux pieds de l’hôtel de ville dès 13 heures.

Pour ceux qui viennent pour la première fois, vous reconnaitrez notre bande de gais lurons à nos habits de fêtes aux couleurs jaunes et bleues, nos grelots et notre sourire simplet ne pouvant masquer un état d’ébriété quelque peu avancé. C’est avec le plus grand des plaisirs que nous ferons connaissance et partagerons ensemble l’un de nos doux breuvages.

Nous vous souhaitons un excellent carnaval 2013 ! Que la fête commence !

 

Les Saltimbanques de Wellin

 

La légende des Saltimbanques

En une époque incertaine, vivait un Souverain à l’humeur bien maussade. Dans son entourage, personne n’avait encore vécu suffisamment longtemps que pour le voir esquisser le moindre sourire.

Ce morne personnage, à l’approche du printemps, décida de venir prendre quelque repos dans ses terres de Famenne. Il venait en effet d’y acquérir quelques biens.

Son séjour se déroulait paisiblement, partagé entre de grandes séances de chasse dans les forêts sauvages et d’interminables parties d’échecs dans sa vaste bibliothèque, il était également habile dans ces deux spécialités.

Les habitants du pays, qui habituellement n’étaient que de pauvres villageois, lorsqu’ils le croisaient sur les chemins, ne comprenaient pas pourquoi ce grand Seigneur, qui portait élégamment de somptueux costumes, arborait infailliblement un si grave visage. Toutefois, cet embarras ne les préoccupa pas très longtemps. En effet, l’hiver se terminait et des temps de grandes liesses se profilaient.

A cette époque de l’année, perpétuant avec scrupules une tradition ancestrale, ils allaient pour quelques temps troquer leurs guenilles contre des habits de carnaval. Ainsi accoutrés, ils s’en allaient de par les rues proposant ça et là, aux personnes qu’ils rencontraient, leur genièvre au grain de l’année.

C’est au détour d’une de ces joyeuses escapades qu’un singulier événement se produisit.

De retour d’une partie de chasse, de laquelle il ramenait quelques beaux trophées, le Monarque croisa un groupe de ces joyeux lurons qui, pleins de déférence à son égard, se retirèrent prestement de sa route pour lui laisser le passage.

Un des autochtones toutefois, trop empressé devant un si digne personnage, butta contre un obstacle alors qu’il marchait à reculons. Les pirouettes et autres culbutes qu’il exécuta afin de se redresser furent si spectaculaires et cocasses que le Souverain à la triste mine laissa échapper de sa gorge un rire aussi profond qu’inattendu.

« Par Saint-Remacle, s’exclama-t-il, quelque Saltimbanque aurait-il donc laissé trace de son passage dans la région ? »

Les fêtards, enhardis par un tel débordement d’enthousiasme, lui proposèrent de partager avec eux leur délicieux breuvage.

Le Seigneur, au palais pourtant aguerri, ne put réprimer une grimace.

« Quel infâme tord-boyaux ! »,laissa-t-il échapper. Puis, s’adressant à son écuyer et à ses gens d’armes, il leur ordonna de conduire ces marauds en son domaine où son échanson les abreuverait de boissons moins corrosives.

Rendus sur les lieux, autour de la table massive, les hôtes forcés et intimidés, trempèrent gauchement leurs lèvres dans les coupes richement ornées qu’on leur avait offertes. Le maître des lieux, quant à lui, n’hésitait pas à remplir jusqu’au bord son récipient qu’il vidait ensuite goulûment.

Plus le temps passait, plus les flacons se vidaient. De ce fait, l’atmosphère, tendue au départ, ne tarda pas à se relâcher. Le Seigneur, à la joie retrouvée, ne put s’empêcher d’être surpris par l’esprit et le grand humour que ces gens du peuple déployaient, ainsi que par le nombre de refrains qu’ils connaissaient.

Il leur offrit, pour les remercier sans en avoir l’air, de les ravitailler à volonté en alcools de qualité, et cela à une seule condition. A l’avenir, il leur demandait d’accrocher à leurs habits de fêtes clochettes et grelots. Ainsi, il pourrait aisément les localiser, en quelque endroit de la région où ils se trouvent, chaque fois qu’il reviendrait en Famenne prendre du repos.

Ainsi fût fait. Le Souverain, autrefois si morose, vécut encore de nombreuses années. II attendait toujours avec impatience le moment où il entendrait retentir à ses oreilles le clair tintement des clochettes et les joyeux refrains entonnés par ceux qu’il nommait, depuis leur commune ripaille, “Ses Saltimbanques”.

On raconte que des descendants de ces gais lurons courent encore les campagnes à l’heure actuelle.

Ils ne se montreraient, s’il faut en croire la rumeur, qu’à l’occasion de certains événements majeurs.

Ce ne sont peut-être que des racontars, mais laissez donc ouverte votre porte, vous n’avez rien â y perdre, car comme on l’entendait souvent dire en ces temps immémoriaux:

“Qui bien accueille un Saltimbanque. De grands bonheurs jamais ne manque.”

D’après une histoire originale de Philippe ALEXANDRE (ancien saltimbanque)